L’université d’entreprise au défi du culturel

Ce qui est culturel n’est pas naturel : les épopées créatrices se racontent et les valeurs s’interprètent, … Le salarié est donc amené à apprendre la culture de son entreprise. Mais est-il aussi facile de décréter une culture ?

L’entreprise protéiforme à unifier

Face à la diversité des entités qui compose l’entreprise, l’université d’entreprise apparaît comme le lieu idéal de diffusion sa culture.

En effet l’entreprise doit faire cohabiter aujourd’hui, trois générations de salariés : les baby boomers, la génération X et la Génération Y, qui représentent autant d’approches différentes du travail et de l’entreprise. Permettre les échanges, valoriser les actions collectives prend alors tout son sens pour permettre le partage d’une même vision.

Fusion-acquisitions, mondialisation des marchés et de la concurrence aboutissent, également, à une entreprise protéiforme, divisée en zones géographiques aux business model spécifiques voire concurrents. Face à cette entreprise globalisée, l’université d’entreprise apparaît comme un point d’ancrage de la vie d’entreprise. Elle permet l’échange autour de problématiques business, de savoir-faire, de connaissance des marchés et des clients. Elle est l’occasion de confrontations de partages entre salariés mais aussi experts invités lors de séminaires ou formations.

L’université comme diffuseur et coproducteur de culture

L’université d’entreprise peut-être d’abord vu comme le garant de la culture de l’entreprise, avec le côté passéiste de la transmission de culture : le rassemblement dans un lieu souvent prestigieux, du top management de l’entreprise, enfermé dans préoccupations élitistes. Jacques Collin, fondateur de la Capgemini University… parle du site emblématique du château Les Fontaines comme d’une incarnation de la Capgemini University, d’un lieu fédérateur, constituant l’identité et de la culture de Capgemini, il ajoute que c’est également « un levier de construction de l’entreprise de demain ».

La culture d’entreprise serait donc une matière vivante, en évolution, mais évolue t’elle aussi vite que l’entreprise ne se transforme ? Ne risque t’elle pas d’échapper aux canaux officiels de l’entreprise avec la montée en puissance de la génération Y ?

L’université d’entreprise  par son rôle de créateur de lien à un rôle à jouer qui va au-delà de la diffusion de culture, elle peut la coproduire c’est-à-dire en capter les évolutions et en  assurer son actualisation avec les salariés eux-mêmes. L’université d’entreprise à tout intérêt à sortir de ses murs si elle veut transmettre une culture vivante. Par l’animation de réseaux sociaux, la collaboration avec les universités, elle doit développer une façon d’apprendre moins institutionnelle plus ouverte.

 

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