e-commerce de l’art : zoom sur les plateformes de ventes en ligne

Dans mon précédent billet, Le marché de l’art à l’ère du numérique, je terminais par une évocation du rôle croissant des plateformes de vente en ligne. Je vous propose aujourd’hui de partir à la découverte de quelques-unes d’entre elles.

• Créée en avril 2011, Artspace est une plateforme américaine présentant des œuvres proposées par une sélection de galeries indépendantes. Un véritable succès côté ventes, qui l’a amenée à négocier des partenariats avec les plus grands musées américains.

Artsper, la française lancée au début de l’année, est basée sur le même principe : elle regroupe sur son site des oeuvres contemporaines proposées par des galeries françaises et européennes, dont la célèbre galerie Baudoin Lebon. Sa doctrine : « l’Art vous appartient ».  Pour François-Xavier Trancart, son directeur, « il y a des gens qui ne rentrent pas dans certaines galeries. Ça se comprend, tu t’y sens mal à l’aise, pas forcément à ta place, tu as l’impression que ce n’est pas pour toi » (1). Le site entend donc briser cette barrière physique et sociale, et amener l’art au plus grand nombre. A découvrir, la sélection thématique hebdomadaire, proposée par différents experts.

Artistics est également une plateforme toute récente, puisque créée en mai 2013. Elle souhaite donner une visibilité à des artistes qui, « bien souvent, développent un travail en marge des circuits fermés des galeries et des foires d’art contemporain ». Pour sa fondatrice, il était important de leur donner la parole, notamment au travers de la vidéo : « sur son profil, chaque artiste expose sa démarche, sa vision, son travail au travers d’une vidéo tournée directement dans son atelier » (2).

Artviatic est basée sur un tout autre fonctionnement : il s’agit de permettre aux collectionneurs de vendre eux-mêmes leurs œuvres sur la plateforme. La commission se veut minime, 3% de la transaction, pour l’acheteur et pour le vendeur. Attention, modèle qui s’adresse ainsi à un cercle restreint. Il faut dire que le site ne propose que des œuvres à plus de 150 000 euros dans les domaines de l’art impressionniste, de l’art moderne et de l’art contemporain.

• A l’opposé, Amazon Fine Art, lancé en août dernier. Le pure player propose à la vente plus de 40.000 œuvres d’art d’environ 150 galeries et négociants. Selon la formule d’Art Media Agency « l’art n’est plus réservé à de prestigieuses salles des ventes de Christie’s et Sotheby’s, mais prêt à s’ajouter dans votre panier à vos livres, DVD, bijoux et autres kits pour gâteaux » (3). Erik Farleigh, le responsable des relations presse, précise : « nous souhaitions pouvoir offrir de l’art à chacun de nos clients. C’est pour cela que 95% de nos oeuvres actuellement en ligne sont à moins de 10 000 $ [...]. Nous nous adressons à tous les clients dans le monde. C’est ainsi que nous avons des partenariats avec des galeries très différentes afin de pouvoir proposer un vaste catalogue » (4).

             L’e-commerce de l’art semble avoir de beaux jours devant lui. Reste à savoir si le développement des plateformes aura essentiellement pour effet de renforcer la place des artistes déjà reconnus. Ou s’il offrira aux talents émergents l’accès à une plus large visibilité.

(1) Lancement d’Artsper : première plateforme de marché en ligne pour les galeries françaises, Apolline Locquet, 1/03/2013
(2) La startup du jour : Artistics, pour acheter des œuvres directement auprès des artistes, Olivier Harmant, 29/11/2013
(3) 2013 : L’heure du bilan, Art Media Agency, 18/12/2013
(4)  Amazon : un acteur incontournable du marché de l’art ?, Aude Mathey, 10/2013

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Les titulaires de droits des artistes (succession, fondation, association) luttent pour protéger le patrimoine des artistes contre la contrefaçon

La Fondation Alberto et Annette Giacometti et la Succession Picasso : les moyens mis en œuvre pour la protection de l’œuvre des artistes dont elles sont titulaires des droits

Le phénomène de faux et de contrefaçons ayant pris une telle ampleur ces 20 dernières années que la Fondation Giacometti et la Succession Picasso se sont investi dans la lutte. Des ressources considérables sont consacrées à la surveillance du marché de l’art en ligne et à la recherche de données d’archives pour établir l’authenticité et la provenance des œuvres d’art. Ces dernières années ces deux organisations titulaires de droit d’un artiste ont consacrés des millions d’euros à la lutte  contre la contrefaçon. La Fondation Giacometti a dépensé 150 000 euros en frais d’avocats en 2008, 300.000 en 2009, elle ne récupérera que 140.00 euros en droit d’auteur et de reproduction, rien en dommages et intérêts. Elle a mis en ligne une base de données () répertoriant une partie des contrefaçons. Une recherche peut être faite par domaine, technique, typologie ou modèle. Une partie du site est dédiée au fac-similé, mettant en garde contre la vente de fac similé comme originaux.

La succession Picasso s’est dotée d’une équipe de 6 personnes. En butte chaque année à des reproductions illicites d’œuvres, à plus de 200 dépôts du nom Picasso non autorisé à titre de marque, plus de 500 enregistrement de nom de domaine la succession Picasso a mis en place une veille internationale. Elle multiplie les actions sur le terrain du droit d’auteur. Le nom de l’artiste jouissant d’une telle renommée elle agit aussi au nom du droit des marques, des droits dérivés de la personnalité…

Les titulaires des droits ont des responsabilités et l’obligation de faire respecter le nom et l’héritage d’un artiste. La fondation Giacometti et la Succession Picasso refusent que le public, les collectionneurs et les musées soient escroqués.

Déterminées à faire évoluer la situation, elles se rapprochent d’autres titulaires de droit afin d’échanger des informations et de coordonner la défense des droits et de l’héritage des artistes dont ils gèrent la succession. Le but étant que les arts visuels soient aussi bien organisés que la musique ou le cinéma pour protéger ses droits.

La fondation Alberto et Annette Giacometti : acteur majeur et très actif dans la lutte contre la contrefaçon artistique, à l’initiative de regroupement d’ayants droit, d’actions, et de sensibilisation à l’échelle européenne et internationale.

  • IUMCM – International Union of Modern and Contemporary Masters 

La Fondation Alberto Giacometti, la Succession Picasso, Yves Klein Archives, la Fondation Le Corbusier et la fondation Hartung Bergman ont crée le 26 avril 2012 l’IUMCM. L’association internationale a pour vocation de promouvoir le respect des artistes et de leurs création, éduquer le public et les collectionneurs, et de les défendre contre les faux et les contrefaçons. L’approche est européenne et internationale pour obtenir une harmonisation de la protection légale contre la circulation des contrefaçons d’œuvres d’art.

La fondation Alberto et Annette Giacometti est également à l’initiative de la création en octobre 2010 du groupe de travail sur la contrefaçon d’œuvre d’art au sein de la plateforme intergouvernementale du Comité National anti-contrefaçon (CNAC). Il s’agit de mener une réflexion dynamique qui regroupe les acteurs privés et publics : titulaires de droits d’auteur, sociétés collectives de perception de droits d’auteur, administrations publiques (douane, police, gendarmerie..)

  • Le prix Annette Giacometti

La Fondation Giacometti, qui a fait de la lutte contre ces faux une priorité, a créé ce prix en 2010 afin d’encourager toutes les initiatives dans le monde susceptibles de l’aider dans son combat.

La Fondation Alberto et Annette Giacometti attribue chaque année une bourse de 10.000 euros  à la réalisation d’un projet individuel ou collectif de défense de la création contribuant à attirer l’attention du public sur la contrefaçon des œuvres d’art. Le projet doit être porteur d’un message clair et pédagogique. La candidature est ouverte à tous et à tous les champs disciplinaires.

Le but de la fondation Alberto et Annette Giacometti est d’alerter les pouvoirs publics sur la contrefaçon des œuvres d’art.

L’objectif des ayants-droits est aussi d’alerter les pouvoirs publics, plus réceptifs à la contrefaçon des produits de luxe. Ainsi, le récent rapport des sénateurs Richard Yung et Laurent Béteille est peu disert sur les préjudices touchant le monde de l’art.

Association des Ayants droit d’artistes décorateurs et designers – aadadd

L’association des ayants droit d’artistes décorateurs et designers fondée en 2007, regroupe les ayants droit d’artistes qui se sont illustré dans le domaine des arts décoratifs et du design : André Arbus, Jean-Michel Franck, Alberto Giacometti, Le Corbusier, Charlotte Perriand, Robert Mallet-Stevens et Emilio Terry. Elle a pour vocation de lutter contre la fraude et permet de mener des démarches collectives pour retirer les contrefaçons du marché.

© Kazimir Malevitch - »Supremus 58 – Yellow and Black »

Séminaire International sur l’authentification d’œuvres d’art organisé par la fondation Salvador Dali le 20 et 21 juin 2011

Plusieurs experts internationaux de la certification d’œuvres d’art présenteront leurs expériences. L’objectif du séminaire est d’approfondir les connaissances dans l’authentification des œuvres d’art, dans un cadre juridique et artistique. L’authentification d’œuvre graphique et de sculpture sera tout particulièrement abordé ainsi que les nouvelles mesures légales qui permettent de combattre les falsifications et la fraude.

Trop de vols dans les églises

Les églises renferment des objets de grande valeur et souvent dans des conditions de sécurité insuffisantes. Les vols sont effectués en bande organisée et les objets dérobés se retrouvent très vite dans le marché où ils trouvent en peu de temps preneur.

En cette fin d’année un réseau national de pilleurs d’églises a été démantelé dans le Nord-Pas-de-Calais. Ils effectuaient depuis plusieurs mois un à deux cambriolages par semaine dans des églises de campagne. Ils ont été pris en flagrant délit dans l’église de Croix-de-Caluyau, près de Cambrai (Nord), mais malgré les perquisitions aucun objet des cambriolages précédents n’a été retrouvé.

Source : Le Figaro

Importante collection pillée par les nazis retrouvée à Munich

La nouvelle a été diffusée en novembre dernier dans les médias, mais tout a commencé en 2010, suite à un simple contrôle des douanes lors d’un voyage en train entre Munich et la Suisse : l’octogénaire allemand Cornelius Gurlitt transportait 9000 euros en liquide. Les recherches sur l’homme n’aboutissent pas, il n’a pas de numéro de Sécurité sociale, ne paye pas d’impôts, ne perçoit pas de retraite…

Son domicile est perquisitionné plus d’un an plus tard. Surprise, on y  trouve plus de 1.400 œuvres d’art cachées dans une chambre de son appartement au milieu de détritus.  Dans ce trésor on y trouve des œuvres de Matisse, Delacroix, Chagall, Otto Dix… Une collection évaluée aujourd’hui à un milliard d’euros dont il est question de rendre un bon nombre d’œuvres à ses propriétaires légitimes, dépossédés par les nazis lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Hildebrand Gurlitt

Cette collection avait été rassemblée par le marchant d’art Hildebrand Gurlitt (père de Cornelius Gurlitt) pendant et juste avant la guerre, période pendant laquelle le marché de l’art se portait à merveille. Hildebrand Gurlitt acheta à prix cassé des « œuvres d’art dégénéré » (ainsi qualifiaient les nazis l’expressionnisme allemand) ainsi que des nombreuses œuvres d’art saisies aux juifs en France. Pendant quelque un temps il joua également le rôle d’agent pour le musée de Hitler à Lintz.

Après la libération la France récupérera certaines de ces œuvres, mais Hildebrand Gurlitt  fit son possible pour garder son trésor. Il arrivera même à récupérer auprès des américains 115 œuvres de sa collection dans les années 1950, profitant du climat de réconciliation. Hildebrand Gurlitt (décédé en 1956) avait toujours dit que sa collection avait disparu dans l’incendie de Dresde de février 1945. Il n’en était rien, il l’avait cachée pour lui, avec la complicité de son fils, qui en vendait une de temps en temps quand il avait besoin d’argent. Cornelius Gurlitt a vécu ainsi pendant 50 ans, ce qui pose la question sur la déontologie des maisons de vente qui lui ont acheté ces œuvres et de celles des acheteurs eux mêmes : pourquoi personne ne s’est intéressé à chercher l’historique de ces oeuvres… ?

Sources : Le Nouvel Observateur – Rue89, Le Monde, L’Express, Connaissance des Arts

2014 …. Un repos mérité ?

Depuis le mois de novembre, ma conscience et moi tentons semaine après semaine de communiquer autour des valeurs d’engagement « durables ». De fait, on ne compte plus les pages web sur le thème des éco-TIC (ou green IT). Ce nouveau concept prend forme et s’impose peu à peu sur le net : écogestes à l’usage du salarié et du consommateur, nouvelles  idées en faveur de la réduction de la consommation énergétique, projets pour un nouveau business, etc. D’un côté, des idées toutes plus originales les unes que les autres. De l’autre côté, une succession de catastrophes technologiques et naturelles qui nous ont fait prendre conscience de la vulnérabilité de nos sociétés et de l’environnement dans lequel nous vivons.

Une question s’impose aujourd’hui. Sommes-nous à la hauteur des défis qui nous attendent ? Toutes ces initiatives répondent-elles véritablement à l’urgence de la situation ? Les Technologies de l’Information et de la Communication ne sont-elles pas une mascarade écologique* de plus ?

En réalité, il est rassurant de penser les TIC plutôt comme une solution « clef en main » à nos préoccupations environnementales qu’à un système couteux en termes énergétique et d’émission de GES. Par exemple, de nombreuses  applications sont développées dans le domaine de l’observation de la terre (navigation par satellite) pour l’étude et la gestion des risques naturels. Selon l’Institut International du Développement durable, l’amélioration de notre capacité à prédire les changements climatiques et à élaborer des stratégies d’adaptation constituerait la meilleure option pour améliorer la protection de l’environnement et éviter des conséquences imprévues.

Alors, à quoi bon gaspiller son énergie à communiquer sur ce thème ?

Parce qu’à trop se polariser sur la dimension technologique, le risque serait de détourner l’attention sur les changements de comportements à attendre des individus en tant que consommateurs. Les nouvelles technologies n’auront guère d’efficacité si nous n’adoptons pas une conduite environnementale raisonnable et si les progrès réalisés ne sont pas valorisés (par exemple, mettre à profit les économies d’énergie pour dépenser davantage ailleurs).

De plus, les Technologies de l’Information et de la Communication offrent des solutions prometteuses dans le sens ou elles maximisent la capacité des utilisateurs à créer et à s’adapter. La contribution des réseaux sociaux dans la réalisation de ces « changements transformateurs » peut-être également évoquée en exemple.

En conclusion de ce billet, je citerai un court passage d’un ouvrage de S. Allemand qui vous invitera bien plus que ma conscience à guider votre réflexion de citoyen-consommateur : « Le développement durable, c’est davantage un état d’esprit (qui incline à se poser les bonnes questions), plutôt qu’un système figé qui impose des réponses toutes faites ».

2014… UNE BONNE ANNÉE POUR VOUS ENGAGEZ EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DURABLE **

VEILLEZ À LA VEILLE *** !

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Les oubliés d’outre-mer ?

La commémoration du centenaire de la Grande Guerre est une occasion de se souvenir de la participation des « indigènes » des colonies aux combats, comme à l’effort de guerre. Plus ou moins volontaires aux vues des pratiques des recruteurs, plus ou moins concernés par un conflit qui se déroule très loin de leurs terres, plus ou moins bien traités par l’Etat français en guerre, ces indigènes « morts pour la France » occupent -ils enfin la place qui leur revient dans la mémoire collective française ?

L’effort de guerre s’est traduit par l’apport de plus de 800 000 hommes, dont environ 600 000 soldats et 220 000 travailleurs. Environ 270 000 mobilisés, dont 190 000 combattants, étaient des Maghrébins (essentiellement des Algériens), 180 000 mobilisés, dont 134 000 combattants, des « tirailleurs sénégalais » ; les autres venant de toutes les parties de l’Empire, de Madagascar, de l’Indochine, de l’Océanie et de la Côte des Somalie.

Au total, le nombre de tués est estimé à plus de 70 000 dont environ 36 000 Maghrébins et 30 000 « Sénégalais ». Les taux de pertes, calculés par rapport aux nombres de combattants réellement engagés soit 450 000, sont de 16 % au total, 19 % pour les Maghrébins et 23 % pour les « Sénégalais ».

A ces combattants s’ajoutent des travailleurs recrutés pour participer à l’arrière à l’effort de guerre. Le 14 mai 1916, les autorités françaises et chinoises concluent ainsi un accord pour l’envoi de main-d’œuvre. Ce sont ainsi 36 975 Chinois qui furent envoyés en France dans les usines d’armement, les ports, les mines, les exploitations agricoles et les forêts.

Sur leur courage,  Adolphe Messimy écrit plus tard dans ses mémoires à propos des troupes d’outre-mer, toutes origines confondues, ayant participé à cette victoire de la Marne : « Je laisse à ceux qui me liront le soin de réfléchir à ce qu’auraient été les événements, si Gallieni sur l’Ourcq et Foch aux marais de Saint-Gond, n’avaient pas eu à leur disposition ces troupes d’élite, pleine d’élan et fraîches, s’ils auraient pu remporter de justesse les deux succès qui décidèrent du sort de la bataille décisive… et de la France ». Les décorations, à la fin de la guerre, ne manqueront pas…

Mais, pendant le conflit, le traitement infligé aux troupes coloniales fut parfois rude :

Sur le front, les soldats africains souffrent plus que les autres du froid hivernal. Et leur souffrance est telle que l’état-major s’inquiète de leurs performances futures. On songe à les envoyer, pour l’ « hivernage », en Afrique du nord. Ce sera bientôt l’Aquitaine après la décision de construire un vaste camp au lieu-dit du Courneau, sur la commune girondine de La Teste, non loin du bassin d’Arcachon.

Pour les autorités militaires l’emplacement est parfait. Il se révèlera bien vite marécageux, malsain, à très haut risque infectieux. Bouillon de culture bactérienne, il se transforme  bientôt en piège mortel. Là on se lance dans la construction de six cents baraques « Adrian », en planches, chacune pouvant accueillir cent hommes. Château d’eau, latrines, intendances, hôpital.  Au total le camp peut recevoir simultanément dix-huit mille hommes, leurs trois cents officiers et sous-officiers. Outre l’hivernage, ce camp servait (comme ceux de Fréjus et d’Oran) à la formation et à l’entraînement militaire  des recrues avant leur envoi au combat. Environ quarante mille « tirailleurs sénégalais » sont ainsi passés par le « camp des Nègres ». Un documentaire diffusé récemment s’interroge sur la valeur des traitements médicaux utilisés pour accompagner un millier de tirailleurs morts dans ce camp.

C’est à propos des tirailleurs d’Afrique du nord qu’on trouve dans les archives un ordre écrit explicite de tirer au sort dix hommes et de les faire fusiller, approuvé par écrit par le général Foch et exécuté le 15 décembre 1914. La Ligue des Droits de l’Homme se bat aujourd’hui pour la réhabilitation des ces « fusillés pour l’exemple ».

Aujourd’hui, certains s’interrogent sur la faible place accordée à ces indigènes dans la commémoration, même si plusieurs articles sont publiés par la Mission du centenaire.

Ainsi, Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal, a instauré en 2000, une journée du tirailleur sénégalais et plaide pour la construction d’un monument en France à leur mémoire.

Rappeler la participation de « l’outre-mer » à la Grande Guerre pourrait donner à sa commémoration des accents susceptibles d’unir dans un même élan des français d’hier et d’aujourd’hui, car, parmi ces derniers, certains en sont les descendants…

 

Contrefaçon d’oeuvre d’art : Les artistes et mouvements les plus copiés

C’est la période moderne, les grands maîtres du 20e siècle qui sont le plus victimes de faux, tous les plus grands noms du fauvisme, du cubisme, de l’expressionnisme allemand, du surréalisme, de l’avant-garde russe.

Le top ten des artistes les plus côtés sur le marché de l’art mondial est le même que les artistes les plus copiés: Picasso, Klein, Dali, les impressionnistes, et chez les sculpteurs, Giacometti, Rodin, Camille Claudel, César…

Les maîtres américains d’après-guerre sont également victimes de contrefaçon : Jackson Pollock, Willem de Kooning, Mark Rothko, Robert Motherwell, Barnett Newman, et Richard Diebenkorn. L’affaire de la célèbre galerie Knoedler de New-York a révélé un énorme trafic de faux artistiques de tous ces artistes, trafic qui a duré une quinzaine d’années.

Alberto Giacometti

 L’œuvre de Giacometti est l’une des plus copiée. En  2010 un procès retentissant s’ouvre en Allemagne sur un trafic portant sur un millier de fausses sculptures d’Alberto Giacometti. Il s’agit d’une des plus importantes affaires de faux de l’histoire du marché de l’art. La police allemande a retrouvé  800 bronzes et 200 plâtres attribués au sculpteur suisse dans un entrepôt à Mayence, d’autres contrefaçons ont été retrouvées chez des collectionneurs.

Les sculptures, d’une valeur de marché de plus d’un milliard d’euros, étaient réalisées dans le style emblématique de Giacometti : « des hommes qui marchent » de toutes tailles totalement inventés à partir de photographies ou d’œuvres  de Giacometti vues dans les musées.

Les faux étaient fabriqués en Chine puis écoulés en Allemagne par des courtiers, maisons de ventes et galeries. Cinq personnes ont été inculpées et condamnées pour escroquerie et contrefaçon. Le cerveau de l’affaire Lothar Wilfried Senka était un marchand d’art déjà condamné. Il se présentait aux acheteurs comme un ami de Diego Giacometti, frère du sculpteur.

Pablo Picasso

Tout comme les œuvres de Giacometti, celles de Picasso se vendent aux prix les plus élevés du marché. Son oeuvre est donc également une des plus copiées.

Une des dernières affaires concerne une réplique contrefaite de l’original « Buste de jeune garçon » de 1964. Cette contrefaçon était accompagnée d’un faux certificat d’authentification signé de Paloma Picasso, fille du peintre et d’un expert. La police espagnole a arrêté les quatre individus qui tentaient de vendre ce faux pour une somme de 1.5 millions de dollars.

Salvador Dali

Après la mort de Salvador Dali en 1989, la production et la vente de sculptures tardives ont augmenté de façon anormale. Les experts Robert et Nicolas Descharnes confirment que le marché des sculptures de Dali est inondé de fausses informations, d’éditions non autorisées, de droits contestables et de totales impostures. Ces contrefaçons sont vendues sur internet et même dans des salles de vente aux enchères.

Ces contrefaçons en bronze pourraient être produites dans plusieurs fonderies du monde entier. L’une d’entre elle, située près de Pékin est bien identifiée. La Fondation Gala-Salvador Dali est assez désemparée face à cette situation. Salvador Dali et Gala ont cédé leurs droits sur de nombreuses sculptures, et il est maintenant difficile de clarifier les choses sur ces sculptures tardives.

La méfiance sur l’authenticité des bronzes tardifs est telle que les commissaires de l’exposition dédiée à Dali au Centre Pompidou ont décidé de n’en exposer aucun

César

Des contrefaçons d’œuvres de César ont commencé à circuler sur le marché juste après son décès en 1998. En 2003 un réseau de six faussaires a été démasqué. Eric Piedoie, ancien élève de l’Ecole des arts Décoratifs de Nice,  déjà condamné pour contrefaçon,  est soupçonné d’avoir réalisé et écoulé des centaines de faux César entre la fin 1998 et l’été 2001.

Il réalisait essentiellement des copies de compressions de voiture à pédales ou de cafetières en fer. Il achetait les objets à des antiquaires avant de les faire broyer dans un garage à Grasse. Certains objets contrefaits étaient accompagné de la signature de César, une empreinte de son pouce et d’un certificat d’authenticité. Autant d’éléments qui ont trompé de nombreux acquéreurs de bonne foi.

En revanche deux galeristes figurent parmi les prévenus : Guy Pieters et Laurent Strouck sont accusés de recel. La multiplication des œuvres de César sur le marché peu de temps après son décès, alors même que sa succession n’était pas réglée aurait dû les alerter. Le procès révèlera la « légèreté » de certaines prestigieuses études d’enchères publiques et les « carences » des personnes sensées le mieux connaitre l’œuvre de César et chargées de l’authentification de ses œuvres. La dernière compagne de l’artiste, Stéphanie Busutil, aurait rédigé des certificats d’authenticité au dos de photos d’œuvres « manifestement fausses ».

Le mobilier et les objets Art déco, le design des années 50

Le mobilier n’est pas épargné par les contrefacteurs en série : plus de la moitié des meubles ou objets Art déco en circulation seraient faux. C’est ma même chose pour le design des années 1950, comme en témoigne le trafic de copies de meubles et de sculptures de Jean Prouvé, Alexandre Noll, Charlotte Pierrand, Pierre Chareau. Ce trafic mis au jour en 2009 a été orchestré pendant des années par le copiste Christian Duran, et a été poursuivi à la mort de l’artiste en 2006 par sa famille, au sein de laquelle une soixantaine de faux ont été retrouvés.

En mai 2011 les douaniers suisses ont saisis 24 contrefaçons en provenance de Chine, des meubles signés, estampillés Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand. Le détenteur des droits de Le Corbusier a déclaré que la Chine n’était pas le seul pays contrefacteur, de nombreuses copies sortent d’Allemagne et d’Italie.

Les faussaires évoluent avec le marché d l’art, et surtout les cotes en hausse. Depuis peu un phénomène émerge, les faussaires s’intéressent au street art, un art jeune récemment reconnu.  Le graffeur JonOne, victime de faux, attaque le marchand Warren Levy pour recel et vente de contrefaçons. L’expertise du street art n’en est qu’à ses débuts, bonne aubaine pour les faussaires. L’art contemporain n’est pas épargné par les contrefaçons

Des fusillés « morts pour la France »?

Avec la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, une polémique se réactive autour du sort à réserver aux « fusillés pour l’exemple » entre 1914 et 1918. A ceux qui dénoncent que « la République réhabilite ses mutins », d’autres rétorquent qu’elle doit revenir sur une « justice expéditive et arbitraire ».

En fait, les problèmes soulevés par la nécessaire relecture de notre histoire sont beaucoup plus complexes.

Tout d’abord, la diversité des fusillés est une réalité incontournable, et ce, même si, en nombre, ils apparaissent relativement peu nombreux: 720 pour toute la durée d’une guerre qui fit plus de 1 millions de morts.

Un motif d’exécution peut se décliner en un ensemble de nuances assez vaste selon le cndp

- le refus d‘obéissance se scinde ainsi en désobéissance à des ordres de supérieurs, refus de monter en ligne, refus de sortir de la tranchée pour partir à l’assaut…

- L’abandon de poste est rapidement assimilé à la désertion, de même que la disparition injustifiée à l’intérieur (vers le territoire national) comme à l’extérieur (passage à l’ennemi).

- Ces motifs sont aggravés par l’expression « en présence de l’ennemi » dont la définition n’est pas toujours très claire. Lors de combats, elle signifie qu’il s’agit de juger une attitude à l’occasion d’un échange de tirs, d’une offensive de sa propre armée ou de l’armée ennemie. On évalue alors le comportement d’un homme face à l’expérience du feu et ses conséquences. Le soldat occupe une position, souvent dans une tranchée, face à la ligne adverse sans qu’il y ait nécessairement échange de feu… Mais les cas concrets passés en justice, puis par les armes, soulèvent bien des questions sur cette appellation qui, vue de l’arrière, est une circonstance aggravante de l’acte répréhensible. Dans le cas de Lucien Bersot, l’ennemi le plus proche est bien éloigné (plusieurs kilomètres), ce qui prouve que la géométrie variable de la formule dépend en fait de la volonté de l’officier accusateur.

- Des soldats passent devant un peloton d’exécutions pour mutilations volontaires : le commandement alerté réagit, selon le général Bach, en associant les mutilations volontaires à un abandon de poste en présence de l’ennemi. D’après lui, c’est une façon d’entrer dans la logique des fusillés pour l’exemple, en empêchant d’autres soldats d’agir de la même manière. Les médecins sont chargés, lors des examens des blessés, de préciser s’ils suspectent ou non les blessures observées, ce qui laisse la porte très largement ouverte à l’erreur d’interprétation.

- La désertion, parfois difficile à établir, est aussi un motif de condamnation.

La remise en cause de ces décisions de justice aboutissant à des condamnations à mort, n’est pas récente: dès 1921, l’Union Nationale des Combattants, la Ligue des Droits de l’Homme, se battent pour la réhabilitation de certains fusillés et son action aboutit à la révision d’une cinquantaine de cas:  L’exemple bien connu de Blanche Maupas, institutrice, veuve d’un fusillé peut se lire en détail dans plusieurs ouvrages. Il s’agit de l’engagement d’une vie, pour que soient rendus à son mari honneur et dignité, pour le réintégrer dans une communauté nationale dont il est exclu par la nature de sa mort à la guerre.

D’autres cas de fusillés continuent de poser problème et en 1998, Lionel Jospin, en pleine cohabitation, relance la polémique en appelant à les réhabiliter.

À une mémoire « de droite » favorable à une armée disciplinée donc répressive, confiante en la chose jugée, respectueuse des juges militaires qui se sont prononcés, prête à admettre le caractère exceptionnel des conditions des jugements mais pas le bien fondé de ceux-ci, s’opposent donc, dès la guerre elle-même, une gauche et une extrême gauche qui voient dans ces jugements une justice de classe dont sont victimes les simples soldats et les petits gradés issus de la société civile, justice éloignée d’un fonctionnement démocratique d’une société sécularisée à laquelle la république les a pourtant habituées, qui voient dans ces soldats des pacifistes assassinés. Pour bon nombre d’entre eux, il s’agit de parodie de justice.

Mais en 2014, ce ne sont plus ces clivages politiques anciens qui animent l’essentiel du débat:

Ainsi, la mission Centenaire propose 4 solutions:

- Ne rien faire: cela semble difficile, vu que cette question est dors et déjà au cœur de l’opinion publique

- Réhabiliter tous les fusillés d’une manière globale en attribuant à tous les fusillés la mention « morts pour la France » et en les inscrivant sur les monuments aux morts: au delà du fait que certains aient été bel et bien coupables, et que la justice les proclamerait ainsi innocents, cette solution pose l’épineux problème du pacifisme et conduit la République a supposer que la défense nationale n’ait pas été et ne puisse plus être une obligation pour ses citoyens (ce qui peut être envisager dès lors qu’il n’existe plus de conscription).

- Réhabiliter au cas par cas, dans le cadre d’un nouvel examen des dossiers: les problèmes sont ici juridiques car il s’agirait d’une justice rétro-active, sans plus aucun témoin, sur dossier (qui manque dans 20% des cas) et dans certains, sans aucune preuve.

- Proposer une déclaration solennelle éventuellement renforcé par un projet pédagogique, ce vers quoi s’est orienté le Président de la République en demandant l’intégration des fusillés dans le musée des armés aux Invalides. Un site internet pourrait être ouvert, permettant au public d’aborder la complexité de la situation historique de chaque cas.

En conclusion, soulignons qu’environ 200 noms de fusillés ont dors et déjà été inscrits sur les monument aux morts, ceci relevant de la responsabilité des maires. Les familles, que les condamnations ont plongé dans la souffrance et ceci, pendant des générations comme en témoigne La Croix, peuvent y voir un signe, si ce n’est de réhabilitation, du moins de reconnaissance.

 

 

 

Clin d’oeil de Décembre

Et si les scientifiques avaient à y perdre en ouvrant leurs réseaux?

Dans l’article du clin d’oeil de  Novembre nous mettions en avant les avantages de l’ouveture des réseaux scientifiques au grand public. Deux articles de Presse qui ont attiré notre attention, nous amènent à redéfinir notre position sous une forme moins idhilique. A travers ce nouveau billet nous allons réfléchir sur ce que le trop de vulgarisation peut induire de négatif en ce qui concerne la Recherche Scientifique.

I] Trop de Twitt fait tilter le réseau

L’influence de twitter n’est pas à démontrer, il a un fort impact sur  » le cycle de vie des publications scientifiques ». Le seul problème c’est que  « l’écho social » provient plutôt  »d’une audience non qualifiée » que de la communauté elle même.. ‘Une étude provenant de la « chaire de recherche du Canada »nous indique que les twitts constituent   »une non-relation entre les indicateurs des réseaux sociaux » et « les traditionnelles citations’. Le souci mis en avant serait que  » la qualité scientifique n’aurait pas d’incidence » sur les twitts liés aux publications . Bien au contraire ce serait « plutôt la relation à l’actualité ou le potentiel humoristique de la recherche qui conditionneraient l’écho social. » Nous même dans notre recherche de coup d’éclat dans les innovations scientifiques( Cf le Clin d’oeil de Novembre) pour créer l’envie de faire des sciences, sommes tombés dans le panneau. L’impact des nombres de twitt sur un article « serait donc mesurable sur le grand public mais pas au sein de la communauté scientifique. »  »Il n’y aurait donc pas de corrélation entre utilisation de Twitter et citations formelles pour les publications scientifiques. » Et comme il est dit dans l’article : »tweeter ne signifie pas être cité ».Nous devons donc faire preuve de grande vigilance et ne pas s’arrêter à de belles images et de bonnes formules. Car en effet ce ne sont pas les scientifiques eux mêmes qui font l’information mais bien le grand public qui s’empare de ces tweets curieux voire humoristiques plutôt que la communauté scientifique elle même.

II] Trop de Vulgarisation peut-elle tuer la science?

L’article pose la question autrement et en ces termes: ‘La vulgarisation scientifique est une spécialité du journalisme dont les critiques sont si rares que c’en est douteux. L’image d’Épinal ?’ La vulgarisation est  ’Un savoir  »savant » produit par un professionnel compétent’ qui est ‘vulgarisé par la compétence d’un journaliste qui, tel Prométhée, va le chercher au péril de sa vie, puis l’offre à la population béate. Mais le processus est-il « bon » en soi ?’Premier problème la vulgarisation devient une marchandise. Deuxième problème né du premier,  la vulgarisation doit être compétitive sur le marché de l’information. Ainsi au final le processus n’étant pas gratuit, il faut être le premier et faire du sensationnel sans prendre le temps d’expliquer les tenants et aboutissants de telle ou telle découverte. On voit ‘une sorte de lente « Paris-Matchisation » de la science : fracassantes découvertes et exclusivités y croisent scoops et grands génies.’Et donc in-facto faire de bruit devient plus important que l’explication et pour ceux à qui on fait ce don, l’impression de posséder le savoir nécessaire pour comprendre l’incompréhensible. Ainsi la vulgarisation peut mettre en péril l »essence même de la science car en l’a donnant en pâture sans réflexion au tout venant on peut lui  faire croire qu’elle existe sans aliénation et une facilité déconcertante.Et pourtant qu’il est doux de se dire qu’avec des rêves nous faisons avancer la science … Faut-il encore que nous ayons la conscience du dur labeur pour y parvenir. En conclusion se targuer de faire de la  vulgarisation sans une once de compétence scientifique peut mettre la science au rang de la vulgarité. A faire oui mais avec modération…

Déplacements d’entreprise : nos vœux 2014

Alors que certains de nos collaborateurs surfaient déjà sur les pistes de ski, le groupe-projet écomobilité de GEN-DP se réunissait pour proposer des pistes de mise en place d’un plan de déplacements d’entreprise (PDE).  Genèse et compte-rendu de notre premier séminaire.

C’est après avoir vu se développer sur notre intranet un forum d’annonces sur le covoiturage que Marcel GENDRE-PREVERT, directeur général impliqué dans les actions de développement durable, a souhaité nous faire travailler sur la maîtrise de l’impact écologique de nos trajets. Il a demandé à chaque salarié de calculer sa consommation d’énergie et son bilan carbone sur le comparateur éco-déplacements de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), dans le cadre des trajets domicile-travail http://www.ademe.fr/eco-comparateur/

Marcel a d’ailleurs obtenu le résultat suivant :

Chaque collaborateur pouvait ainsi constater que, dans certains cas, des moyens de transport plus « propres » s’offraient à lui. Le message de Marcel se concluait ainsi : « Au vu de vos bilans énergie et carbone,  souhaitez-vous changer de mode de déplacement ? Qu’est-ce qui vous en empêche ? ».

70 % des salariés se sont prêtés au jeu, et face à la quantité de messages reçus, sa secrétaire, avec une pointe d’ironie, l’a informé que l’empreinte écologique de chaque courrier électronique se chiffrait à 19 grammes de CO2 ! Cela ne la dispensa pas d’être chargée de repérer dans la masse des réponses, celles qui étaient le plus argumentées, et de proposer à ces répondants, sur la base du volontariat, la participation à un groupe-projet consacré à la mobilité durable en entreprise.

Les premiers travaux furent à la fois consacrés au recueil des réponses des salariés et à l’exploration de solutions de déplacement durable déjà mises en œuvre. Conjointement au respect de l’environnement, le groupe a exprimé l’importance du respect de la qualité de vie et de la liberté de choix des salariés. Il s’agit ici, non pas de stigmatiser des comportements, mais de proposer une réelle démarche éthique.

La brochure de Pro’mobilité Ile-de-France « Réussir son plan de déplacements d’entreprise » nous a aidé à cerner le sujet et en premier lieu à le définir : « Le PDE a pour objectif de rationaliser l’organisation des déplacements liés à l’activité de l’entreprise. C’est une démarche cohérente de planification, volontaire ou obligatoire, et toujours concertée. Les actions d’un PDE visent à limiter le recours à la voiture individuelle par le développement des offres alternatives : marche, vélo, transports en commun, covoiturage et auto-partage. » Nous avons envisagé trois axes concernant les transports : les trajets domicile-travail, les déplacements professionnels, et les transports de marchandises.  Nous partageons ici avec vous nos premières réflexions… Lire la suite